Notre océan

  • Date 14 février

Centre Paris Anim' Les Halles Le Marais

Texte et mise en scène : Sylvain Onckelet, assisté de Camille Layer

Avec : Alex Debrun, Ariane Eolac, Bérénice Gautier, Lisa Haley, Camille Layer, Adrien Macquignon

Scénographie : Justine Baron et Sylvain Onckelet

Accessoires et costumes : Justine Baron

Création son : Milhann Chodorowski

Création lumière : Maxime Leguay

Visuel : Alex Debrun et Justine Baron

Spectacle créé dans le cadre du dispositif "Acte & Fac" 2018-2019

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Notre Océan, par la compagnie Plusieurs Vies, dans une mise en scène de Sylvain Onckelet, s’est joué sur les plateaux de l’ESAD aux Halles de Paris.

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Le déménagement de la maison parentale suite au décès de la mère, s’arrête sur un miroir aux pouvoirs intriguant. La fille, interprétée par Bérénice Gautier, en passant à travers ce miroir, est poussée au près de sa poupée favorite d’enfance. Son copain, inquiet de cette situation, finit par comprendre et accepter un compromis : un peu de temps proche de cette poupée permet de conserver son couple.

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Le spectacle s’ouvre avec une farandole de ballons bleus évoquant la mer. Certains d’entre eux, emplis d’un ingrédient qui demeure secret, laissent entendre le son paradisiaque du sable au contact de l’eau. L’image est là et se défend avec tendresse. Malheureusement, le texte, laisse lui aussi une impression flottante.

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Le premier tableau de l’histoire fonctionne bien. Côte à côte, Arian Eolac et Adrien Macquignon forment un duo d’ombres. Jouant sur les humeurs des personnages, ils nourrissent le plateau avec un sourire qui nous laisse en joie.

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Dans cette première partie, Bérénice découvre à travers son miroir de jeunesse, sa vieille poupée à l’œil manquant. Interprétée par Lisa Haley, ce personnage-monstre - j’ose dire monstre, car cette poupée n’est pas tendre avec sa détentrice - déborde d’énergie et tient notre œil en éveil.

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La transition du premier tableau manque d’imagination : un noir plateau annonce un saut dans le temps. La mise en scène, intéressante, perd de son goût et les enjeux de l’histoire sont de moins en moins intrigants. On découvre au fur et à mesure de l’histoire que Bérénice tombe enceinte et se doit de quitter son imaginaire enfantin pour assumer sa vie future.

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Les acteurs ont le sourire et font un travail corporel intéressant, ils savent prendre en mains leur plateau. Mais fâcheusement, l’ensemble ne colle pas, peut-être par manque de temps, ou manque de répétitions.On leur souhaite de s’affirmer par des choix plus marquants pour nous faire voyager au cœur de l’océan.

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Article écrit à l'occasion du festival Acte & Fac "rappel".

Axel

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