NOUS CAMPONS SUR LES RIVES

Théâtre Nanterre-Amandiers

  • Date 23 Janvier au 9 Février 2020

Théâtre des Amandiers

  • Date  23 Janvier au 9 Février 2020
  • Auteur : Mathieu RIBOULET
  • Mise en scène et scénographie Hubert COLAS
  • Régie vidéo : Hugo SAUGIER
  • Son : Oscar FERRAN
  • Vidéo : Emese PAP

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Avec Frédéric LEIDGENS et Thierry RAYNAUD

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Tout commence dans une pièce noire, avec des bruits d’oiseaux. Un comédien, tapi dans l’ombre, s’avance tranquillement, après un moment de méditation. Le comédien commence alors un long monologue sur le thème de l’Ici et de l’Ailleurs.

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Sur scène, trois tables en bois qui évoquent celles des parcs, un mur blanc et deux murs sur lesquels il y a des écrans constituent le décor. Les jeux de lumières, nombreux, permettent de se concentrer sur l’importance de l’action jouée. Les effets vidéo créent une dualité où l’on y voit le comédien sur scène, avec l’Ici, représentée par l’action qui se passe sous nos yeux, puis un autre écran où on voit le comédien sous une autre forme, plus flou ou à l’extérieur dans un autre cadre, ailleurs. 

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Cette pièce est inspirée de deux textes de l’auteur Mathieu Riboulet Nous campons sur les rives et Dimanche à Cologne. La pièce se compose de deux parties qui sont délimitées par les monologues de chaque comédien. La première partie se présente sous la forme d’une approche philosophique et théorique sur le thème de l’Ici et de l’Ailleurs. La seconde partie, plus concrète, nous donne à entendre un récit d’expériences d’une journée vécue à Cologne, dans un club libertin homosexuel. La fusion est un thème qui revient souvent. Une analogie avec les métaux permet d’identifier le passage de la théorie à la pratique dans cette quête de la compréhension de l’ici et l’ailleurs, avec l’esprit et le corps. Les analogies avec l’esprit se veulent plus philosophiques et spirituelles, on y découvre des questions existentielles propres à l’être humain, les doutes, les remises en question et quelques cheminements d’idées pour atteindre le bonheur. Les analogies corporelles, sont plus symbolisées par les gestes, des sensations que l’on vient uniquement avec son corps. Au travers des désirs de chaque personnage, cette quête spirituelle et physique du développement de soi est poursuivie. Un passage sur le désir est particulièrement marquant, où un choix est à faire : celui de se laisser ensevelir par nos désirs ou bien de les vivre avec une passion dévorante en les partagent avec une autre personne. Finalement, chacun oscille tout au long de sa vie entre ces deux étapes.

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Bien que les textes viennent de deux œuvres différentes de Mathieu Riboulet, plusieurs liens entre les œuvres sont révélés par le biais des expériences et des questionnements des personnages. On retrouve dans cette dualité de la quête de nombreuses oppositions, contradictions, qui nous incitent à dépasser les limites proposées par le cadre.

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La pièce dure une heure, seulement, heure pendant laquelle on prend beaucoup de plaisir à écouter les monologues déclamés sur un ton très calme, à l’image de la pièce tout entière où l’on prend le temps de présenter les choses, de les vivre avec quiétude.

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