La pluie

Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette

  • Date du 9 au 13 janvier 2019
  • Compagnie Les lendemains de la veille
  • Mise en scène Alexandre Haslé
  • Interprétation Alexandre Haslé et Manon Choserot
  • Texte Daniel Keene
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Sous les gouttes de pluie se cachent bien plus que de l’eau. Alexandre Haslé va nous le raconter grâce à ses marionnettes qui vont prendre vie. Souhaitez-vous connaître cette histoire ?


 

L’obscurité recouvre le public. Un homme arrive par la salle, descend les escaliers pour se rendre sur scène. Habillé tout en noir, il se dirige vers une marionnette. Discrètement, Alexandre Haslé éveille Hannah, une vieille dame assez pauvre. Dans sa maison, elle veille sur des objets que des gens lui ont confiés avant de monter précipitamment dans un train. Elle ne sait pas trop pourquoi ces personnes faisaient ça. Alors année après année, elle veille sur les valises, les livres, les paquets, les instruments de musique…. Un jour ils viendront peut-être les chercher. Mais avant, elle veut partager des souvenirs avant de s’éteindre à jamais.

 
 

Le manipulateur dépose doucement cette marionnette. Il devient la mémoire orale de cette femme et nous raconte certaines rencontres. Nous voilà emportés dans un étonnement où tout devient possible, où les lignes habituelles de notre regard et de notre écoute se mélangent vers des espaces du passé. Personnage après personnage, Alexandre Haslé donne vie à ce musicien qui doit abandonner son violon, cette femme un bouquet de fleurs jaunes, ce gros homme juste une pomme…. Multiples, protéiformes, les marionnettes ouvrent les portes du sensible et de l’imaginaire. Dans une valise ou derrière un rideau, d’autres personnages bougent. La musique yiddish accompagne cette réminiscence fragile de vieille femme. L’holocauste s’affiche sans jamais dire son nom, même au moment de cette révélation sur l’importance de la pluie. Un voyage au cœur du sensible qui ne peut que nous toucher ; nous repartons l’émotion au coin de l’œil.

 
 

Cet ancien élève d’Ilka Schönbein nous emmène vers des chemins de délicatesse, de douceur pour partager une mémoire qui s’efface.

 

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