Azor

Athénée Théâtre Louis-Jouvet

  • Date jusqu'au 13 janvier 2019
  • Musique Gaston Gabaroche
  • Mise en scène Stéphan Druet
  • Musique Pierre Chagnon et Fred Pearly
  • Comédiens Julien Alluguette, Gilles Bugeaud, Fanny Fourquez, Pauline Gardel, Quentin Gibelin, Emmanuelle Goizé, Estelle Kaïque et Pierre Méchanick
  • Musiciens Antonin Fresson, Tristan Bex et Emmanuel Bex
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Depuis que Gaston est devenu commissaire de Neuilly les criminels ont davantage le loisir de sévir. Et quand une voleuse lui est présentée, il la relâche suite à ses flatteries. Les belles femmes lui font tourner la tête et changent radicalement ses priorités.
 
 
Gaston est un rêveur, poète et amoureux des belles femmes. Tout comme ses prédécesseurs, ses collègues lui ont donné un petit surnom de chien. Lui c’est Azor et cela tombe bien, car dans l’intimité, il adore jouer au canidé. Et il apprécie également de renifler les femmes séduisantes, comme cette jolie rousse, Marlène Dubois, qui a un petit service à lui demander : juste effacer la petite amende pour excès de vitesse, conduite sans permis de conduire et la cerise sur le gâteau, insulte à agent. Comment lui refuser cette faveur s’il souhaite la conquérir, et alors même qu’elle est la fille du ministre de la justice ? De même pour Cloclo la panthère, prise en flagrant délit de vol et qui travaille avec Kiki-Le-Frisé, célèbre détrousseur des villas huppées. Contre quelques compliments, il est prêt à laisser toutes les criminelles en cavale. Mais voilà qu’un soir en allant voir sa maîtresse mariée il est embarqué dans une aventure très cocasse où il devient le collaborateur de voleurs sans scrupule. Comment va t’il s’en sortir ? En saisissant toutes les opportunités qui vont s’offrir à lui.
 
 
Quelle joyeuse et loufoque opérette ! Créée en 1932 aux Bouffes Parisiens par les hommes tendances de l’époque avec aux commandes le bagout de Raoul Praxy, le swing d’Albert Willemetz, le parolier Max Eddy et côté musique le trio Gaston Gabaroche, Fred Pearly et Pierre Chagnon. Pour faire souffler un peu de modernité, Emmanuel Bex et la compagnie Quand on est Trois font quelques arrangements et place l’histoire dans les années 70. Déjà, trois musiciens (orgue-batterie-guitare électrique) jouent la musique en live en mélangeant les genres et les styles. Au besoin, ils incarnent des personnages dans l’histoire. Puis la mise en scène est ingénieuse et dynamique avec quelques décors simples et amovibles de Stéphan Druet. Des choix ô combien justes car jamais le spectateur ne s’ennuie et on nous emmène dans des aventures étonnantes et drôles. En un rien de temps, les huit comédiens changent de costumes pour imposer leur talent sur scène. Ils chantent, ils dansent, ils bondissent, ils changent de personnages… le tout dans un rythme millimétré, intense, où personne n’a pas le temps de reprendre son souffle. Pas le droit de mettre des pauses car sinon l’ouragan dans lequel nous sommes pris perdrait de son humour. Les éclats de rire se font entendre à tous les étages. Impossible de ne pas céder à la bonne humeur avec ces airs entêtants, ces déhanchés pleins de séduction, ces phrases qui font mouches, et les situations absurdes…
 
 
Un magnifique témoignage artistique de l’insouciance du Paris de l’Entre-Deux-Guerres servi par une distribution brillante et pleine d’énergie. Ne ratez pas un tel moment de folie pleins de swings et de rires.

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