Les félins m’aiment bien

  • Date

-D’ O. Rosenthal
-Mise en scène de A. Ollivier
-Du 5 janvier au 6 février 2005
-Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis

« {Tout se passe comme si le spectateur assistait à la mise en place d’un jeu, aussi cruel que macabre, avec ses gagnants (que gagne-t-on?) et ses perdants (que risque-t-on?).} » Alain Ollivier a découvert cette pièce, due à une jeune femme, à la faveur d’un article paru dans « Le Monde des livres ». « Je l’ai lue », dit-il. « J’ai été stupéfait par la sûreté de la composition et le caractère inhabituel de l’inspiration ». Il y voit « un conte cruel, traité avec sensualité et une certaine qualité d’humour ». Pour lui, l’axe central de l’œuvre se trouve « dans l’impuissance de la fonction paternelle ».
Six personnages sont en jeu. Il y a deux couples d’amoureux (Balthazar et Marianne, Roland et Cérès) et les membres d’une famille (Alix et Nestor, respectivement sœur et père de Balthazar). Ils forment, dans la même maison qu’ils ne quittent jamais, une communauté sur laquelle se met à planer une menace mystérieuse.

Il est question d’un puma qu’il s’agirait, pour Balthazar et Alix, qui sont, rappelons-le, frère et sœur, d’alternativement attacher et détacher. Les personnages sont insensiblement amenés à s’affranchir des conventions familiales, sociales et sexuelles sans lesquelles la société ne peut être. Ils s’affrontent avec violence, se mettent en danger. Bien que maîtrisant le langage, ils évoluent dans un univers à l’inquiétante étrangeté, fait des gestes sauvages, de tentations criminelles, de paroles de rage et de mots d’amour. Toute psychologie cède la place à la brutale expression des pulsions. L’action se passe devant une serre tropicale…

Nous n’en dirons pas plus, par crainte d’altérer le plaisir de la découverte de l’univers infiniment prégnant et singulier de quelqu’un avec qui, décidément, il va falloir compter.

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