Bascules

Théâtre de Vanves

  • Date 14 et 15 novembre 2018
  • Conception, direction artistique et musiques Lucie Antunes
  • Création sonore et traitement en temps réel Franck Berthoux
  • Création lumière Anne Gayan
  • Percussionniste Lucie Antunes
  • Oudiste Yadh Elyes
  • Performeur Jon Debande
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Ils sont trois à occuper tout l’espace : une musicienne multi-instrumentaliste, un joueur de oud et un circassien. Ensemble, ils vont nous interroger sur nos chutes, nos échecs, sur le regard que l’on pose sur les accidentés de la vie. 

 

Tomber de haut, avoir un accident, se laisser dépasser… des moments où tout bascule et qui changent notre vie. Cela modifie également le regard que nous pouvons avoir sur nous ou sur les autres. D’autant plus que certains se relèvent et d’autres non. Mais faut-il pour autant se résoudre au fatalisme? Lucie Antunes répond par la négative avec son troisième spectacle créé avec la Muse en Circuit. Et elle nous guide vers la raison grâce à son talent et à sa passion pour la musique moderne. Cette percussionniste s’entoure d’un joueur de oud et d’un circassien performeur.

 

Au centre de la scène, avec son meuble spécifique qui se compose d’une dizaine d’instruments de percussions, composé de gong, cloches et tubes, amplifié et créé pour l’occasion. Elle invente un univers sonore incroyable et étonnant. La musique l’habite et la passion se fait ressentir. On a l’impression qu’elle se multiplie car elle bat à mesure avec la grosse caisse d’un pied, d’une main elle tapote le piano et de l’autre, fait résonner une cloche. Autour d’elle, à sa gauche, Jon Debandedébute le spectacle grâce à un focus lumineux sur son incroyable musculature dorsale ; à sa droite, se trouve Yadh Elyes qui, au oud électrifiés, interprètes des solos puissants et envoûtants et des accompagnement entêtants.

 

Au fur et à mesure de la représentation, Jon Debande laisse son corps prendre possession du plateau qu’il occupe de toute son énergie même dans ces chutes. Le trio explore en six chapitres un état psychique différent qui entre en résonance à un moment donner autour de la bascule. La création lumières d’Anne Gayan souligne avec perfection chaque instant lui donnant plus d’intensité.

 

Un ensemble saisissant qu’il est bien difficile de ne pas quitter des yeux, bercer par une musique qui nous saisit dès les premières notes. « Bascules » devient un hymne à l’espoir qui résonne en chacun des spectateurs.

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