Scala

Autres théâtres

  • Date du 11 septembre au 24 octobre
  • Conception, mise en scène et scénographie Yoann Bourgeois
  • Production La Scala Paris – Les Petites Heures
  • Assistante artistique Yurié Tsugawa
  • Artistes Mehdi Baki, Valérie Doucet, Damien Droin, Nicolas Fayol, Emilien Janneteau, Florence Peyrard et Lucas Struna
  • Lumières Jérémie Cusenier
  • Costumes Sigolène Petey
  • Son Antoine Garry
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Pour l’ouverture du nouveau théâtre parisien, La Scala Paris, le directeur Frédéric Biessy a confié à un artiste de talent la création d’un spectacle nommé Scala.Dans cette grande salle bleue, Yoann Bourgeois a décidé d’investir l’espace pour démentir l’apesanteur et la solidité du sol.

 

Yoann Bourgeois fait partie de la nouvelle génération pour qui le cirque est une porte ouverte vers d’autres pratiques comme la danse, la magie ou la musique. C’est le premier circassien chargé de direction d’un Centre national choréographique – du CCN2 de Grenoble – qu’il co-dirige ensemble avec le choréographe, Rachid Ouramdane).  Son monde s’entremêle des genres. Il crée un univers qui lui est propre. Les frontières entre le visible et l’invisible s’effacent devant celui de la créativité et de l’imaginaire. Laissez vos soucis devant la porte de La Scala et laissez vous guider vers l’improbable.

 

Le jeune acrobate et metteur en scène va vous emmener dans une bulle de probabilité quantique. Un homme basket, chemise à carreaux, jean, tee-shirt blanc et une femme short jaune et haut gris arrivent sur scène. En un instant, on rencontre plusieurs versions d’une même personne à différents moments. Ils se ressemblent, se croisent, s’imitent, s’évitent, chutent… Il faut saluer la précise performance des sept artistes : Mehdi Baki, Valérie Doucet, Damien Droin, Nicolas Fayol, Emilien Janneteau, Florence Peyrard et Lucas Struna.

 

Entre temps le décor prend vie. Un cadre tombe. Puis comme par magie, les chaises, une table, une commode à tiroirs s’effondrent pour mieux se relever. Le sol s’ouvre par endroit par le jeu de trappes et aspirent les sosies. Des mains sortent même du sol, rapidement chassées par des coups de balai d’un des personnages. Les corps se désarticulent. Un tableau se déroule au coeur de l’impressionnant escalier centrale. Ils descendent happés, condamnés à disparaître dans une ouverture au pied de l’escalier. Ils essaient de rebondir en s’opposant à leur destin, sans succès.

 

Deux grands trampolines permettent des envolés tels des aspirations célestes. Une installation qu’apprécie Yoann Bourgeois car on a déjà pu la voir dans « L’art de la fugue ». Le temps s’enfuit très vite et à peine le spectacle commencé que l’on doit partir. L’heure est passée sans que l’on s’en rende compte. On se laisse porter dans par cette atmosphère poétique. Il faut peut-être préciser que tout le spectacle est accompagné de la musique? La musique de Eels et de Radiohead avec le magnifique morceau « Daydreaming » nous guide dans le songe d’un artiste rêveur.

 

Yoann Bourgeois continuera de proposer des voyages vers l’étonnement. Alors, n’oubliez pas de prendre votre ticket!

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