LYSISTRATA | Le Souffleur

LYSISTRATA

Théo Théâtre

  • Date Du 3 au 13 mai
  • Avec Agnès Brossais, Lula Paris, Eléonore Haentjens, Léonard Courbier, Félicien Courbier, Aylal Saint Cloment
  • Mise en scène Olivier Courbier
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Écrite en 411 avant Jésus-Christ, Lysistrata est une comédie en un acte…
Les personnages d’Aristophane se caractérisent par des comportements survoltés, effrontés et malicieux. Jouées à l’occasion des fêtes religieuses et écoutées par des populations très diverses, ses comédies transmettent ses messages politiques et moraux.

 

« J’ai choisi de tourner en ridicule les hommes, ces mâles destructeurs, et de mettre davantage en valeur les femmes. Elles qui ont décidé de mener une guerre en développant leur sensualité et leur féminité, armes fatales s’il en est… » Olivier Courbier (metteur en scène).

 

Dans un plaisir contagieux, le spectateur plonge dans cette histoire comme on plonge dans une bouteille à la mer, une fusée dans l’espace. Il entre dans la pièce et se laisse porté par le rythme et l’énergie des acteurs.

 

Le jeu commence déjà dans le hall du Théo Théâtre où l’on assiste à une réunion aux portes de la ville entre troyens et sparnaciens au sujet de ces femmes qui se refuse à l’amour charnel tant que la guerre se poursuit.

 

Puis, nous entrons dans la salle pour assister à la représentation. Souvent sollicités verbalement, parfois même physiquement tout au long du spectacle, nous sommes juge et partie de l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Cette proximité avec le spectateur – en appui de jeu avec les acteurs –  va servir l’odyssée de la pièce qui se construit en connivence avec le public.

 

Dans un rythme stimulant, les acteurs prennent d’assaut la scène et ses contours. Une belle occupation de l’espace qui se traduit par des courses folles ponctués par des « moments de théâtre » tournés parfois en dérision.

 

La pièce d’Aristophane qui raconte l’histoire de ces femmes qui font la gréve du sexe pour avoir la paix a tant été puisé et épuisé dans l’éventail du théâtre contemporain. Pourtant, on peut dire que la proposition de Courbier amène un zeste  de nouveauté à travers vivacité et l’énergie de ses acteurs qui vont porté ce texte au delà de la comédie. Aux frontières du jeu clownesque, ils partagerons cette histoire avec  humilité pour y projeter avec le spectateur un imaginaire commun, celui d’inventer un monde.

 

Car on a nettement l’impression que cette histoire n’est qu’un prétexte pour faire jeu, se raconter et raconter un monde.Et quand l’alchimie opère avec le spectateur, ce monde devient réel, palpable.

Une proposition réussite, une affaire à suivre.

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