Ressources acta frente

Théâtre de l'Opprimé

  • Date 29 avril 2018
  • Mise en scène Julien Pailhole
  • Création collective Compagnie du Altar
  • Avec 8 danseurs et comédiens et 1 musicien
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Ressources acta frente est une des nouvelles créations artistiques de la compagnie Altar représentée au théâtre de l’Opprimé le 29 Avril 2018. Ce spectacle est une performance artistique qui met en valeur des acteurs et des danseurs dans un cadre scénographique déconcertant.

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En effet, dans une lumière variante pour montrer des scènes de jour, de nuit ou pour installer une atmosphère particulière. Les acteurs danseurs, évoluent en racontant des scènes de la vie quotidienne de façon soit ironique, soit comique. Ils dénoncent par leur jeu d’acteurs et par leurs dires les absurdités de la vie. Les acteurs sont bons dans leur jeu quand il s’agit de rendre compte d’une société étriquée ou d’attirer l’attention de tous sur le manque de considération de l’homme par rapport à son semblable et au milieu dans lequel il vit. Par exemple la scène où un couple voulait boire de l’eau, une fille brise la glace et la met dans le verre du monsieur. Cependant elle a laissé tomber la glace au sol par maladresse avant de la verser dans le verre. Lorsque le monsieur se rend compte de ce détail, il jette les glaçons. Le jeu scénique des acteurs traduit le comportement abject de tout individu qui s’amuse à badiner avec l’amour et la vie. Cette glace, qui miroite d’un bleu pur représente leurs âmes.
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Par cette vérité fracassante, les lumières et le son aident à ce que le récit puisse être joué dans un cadre spectaculaire. Le spectacle tente de faire comprendre à tout un chacun qu’il se comporte comme le héron de la fable de La Fontaine, Le héron, la fille. La fable raconte qu’un héron qui avait pourtant faim, se promenait au bord d’une rivière regorge de petits poissons. Alors que l’oiseau pouvait se remplir le ventre à bon escient il ne le fait pas. Il estime que le met qui s’offre à lui est trop maigre. Pourtant lorsqu’un peu plus tard, il meurt de faim, il se résigne à manger un petit limaçon, bien plus rachitique que les précédents poissons qu’il a boudé.
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La Fontaine a mis en parallèle le comportement d’un héron et d’une fille pour dénoncer le caprice. Dans ce spectacle, ce n’est pas avec une fille l’auteur compare le héron, mais avec toute la société. La fin de la pièce nous montre la voie du salut ; c’est-à-dire pendant que tout le monde s’amuse, la glace a fondu pour devenir l’eau : cette eau est synonyme de force vitale et source de régénération. Et lorsque tous auront compris cela, espérons qu’il ne sera pas trop tard.  
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© Hector Lemerle
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Critique d'Emmanuel Simon

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