Claudel

Athénée Théâtre Louis-Jouvet

  • Date du 7 au 24 mars 2018
  • Auteure et metteuse en scène Wendy Beckett
  • Chorégraphe Meryl Tankard
  • Traducteurs Park Krausen et Christof Veillon
  • Scénographe Halcyon Pratt
  • Comédiens Célia Catalifo, Marie-France Alvarez, Marie Brugière, Swan Demarsan, Sébastien Dumont, Audrey Evalaum, Clovis Fouin, Christine Gagnepain et Mathilde Rance
  • Lumière François Leneveu
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Le nom de Camille Claudel est inscrit dans le marbre dans la catégorie des sculptrices talentueuses. Il est associé également à Augustin Rodin dont elle a été la muse, la maîtresse et l’amie. Une femme qui a osé prendre des libertés dans une société corsetée.

L’artiste a bien souvent inspiré des adaptations au cinéma. Mais les adaptations au théâtre sont plus rares. Wendy Beckett se lance le défi de raconter la vie tumultueuse de Camille Claudel. Une femme passionnée qui était prête à tout sacrifier pour son art, même son équilibre mental. Elle séduit par sa force de caractère et refuse de se soumettre à la morale de l’époque. Comme le sous-entend le sous-titre « De l’ascension à la chute », on va suivre la trajectoire d’une étoile filante, de l’énergie créative au grand désarroi qui la mènera à la folie, à la solitude, aux doutes et l’angoisse.

Pour incarner une telle femme, il fallait une comédienne de grand talent. Célia Catalifo donne toute l’énergie nécessaire pour donner vie à l’artiste. Elle est entourée d’une équipe chevronnée qui apparaît selon les périodes de la reconstitution historique. On va y voir deux élèves de l’école des Beaux-arts : Marie-France Alvarez (Suzanne) et Marie Brugière (Jessie). Pour le côté familial, nous avons Clovis Fouin (Paul Claudel, le frère) et Christine Gagnepain (la mère). Et pour le côté passion, Swan Demarsan dans le rôle du sculpteur amoureux, Auguste Rodin. Pour montrer les œuvres, la metteure en scène a décidé de faire appel à trois danseurs, Sébastien Dumont, Audrey Evalum et Mathilde Rance, qui prendront des poses à l’instar de statues tout au long de la représentation.

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Une reconstitution biographique oblige forcément à faire des choix et prendre quelques libertés. Donc Wendy Beckett a décidé de valoriser la relation amoureuse entre Camille Claudel et Auguste Rodin. On y découvre une femme amoureuse, passionnée qui côtoie la folie à la séparation. On a l’impression que la relation est brève et qu’ils ne gardent pas contact à la suite de la rupture. Mais la jeune femme restera pendant 8 ans aux côtés d’Augustin Rodin après leur rupture. Elle a été internée à la suite de l’enterrement de son père auquel elle n’a pas été conviée. Et pendant 30 ans, elle y restera. Toutes ces années sont présentées par des images projetées sur un rideau avec les années qui défilent. Un raccourci un peu gênant qui coupe l’élan et la fougue insufflée précédemment. Le temps s’étire et la prestation des comédiens ne suffit plus. On attend que la fin arrive. Le rythme est cassé. L’enthousiasme du début s’est envolé.

Malgré une mise en scène un peu décevante sur la fin, les comédiens mettent tout leur cœur pour donner vie à Camille Claudel. Une belle aventure à suivre tout de même.

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