Capilotractées

L'Académie Fratellini

  • Date 16 au 18 Mars
  • Auteures et interprètes Sanja Kosonen, Elice Abonce Muhonen
  • Avec le regard complice Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons
  • Régie, construction et création lumière Jérémie Bruyère
  • Conception, construction structure Michel Carpentier
  • Création et arrangements musicaux Sébastien Wodjan, Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons
  • Création costumes et coiffures Sanja Kosonen, Elice Abonce Muhonen
  • Montage photos/vidéo Sébastien Wodjan
capilo

Sanja Kosonen, fildefériste, et Elice Abonce Muhonen, trapéziste nous présentent leur dernier spectacle Capilotractées. Ces deux artistes isolent les nombreuses cordes à leur arc dans une ambiance de cabaret.

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La prouesse de la suspension par les cheveux est tressée et détissée tout le long de ce spectacle de cirque. Deux femmes se suspendent par les cheveux à l’aide d’un anneau métallique coincé dans leur chignon. Dans le grand chapiteau de l’Académie Fratellini, un plus petit chapiteau en occupe une petite partie. Le squelette d’un petit chapiteau métallique constitue la scène.

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Des numéros classiques sont présentés pour être détournés. Un tour de magie se déroule autour d’une chaise où l’une des deux circadiennes est assise. En enlevant la chaise support où on montre qu’il n’y aucun subterfuge. En effet, elle est suspendue comme en lévitation.

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Dans un numéro du funambule, une des deux femmes fait office de fil. L’habituel numéro de trapèze où l’un des deux acrobates tient l’autre à la force de ses bras est détourné. La résistance des cheveux remplace celle des bras. Un simple monter à la corde devient amusant. Tractée par les cheveux, la saltimbanque se fait remonter comme un store par un système de poulie pour atteindre le trapèze.

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L’esprit du réemploi cher au milieu du cirque est bien présent. Les accessoires sont réutilisés, et les numéros varient autour des mêmes dispositifs. De nombreux objets occupent la scène triangulaire : des enceintes, des chaises, un oiseau empaillé, des guitares. Les accessoires sont utilisés à profusion. On compte parmi eux de nombreuses perruques.


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Les passages comiques ne manquent pas tel le brossage de cheveux qui se transforme en grands mouvements circulaires imitant un guitariste emporté par la frénésie du solo de rock. Celle qui prête ses cheveux à l’exercice crie au moindre coup de brosse alors que les épisodes précédents ont montré une certaine résistance à la douleur. L’ébauche de deux histoires autour des cheveux aurait pu être des pistes intéressantes à tisser.


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Certaines clowneries sont bien pensées et d’autres sont un peu « tirés par les cheveux » comme le déguisement faits de cheveux censé incarner la femme préhistorique. Mais après tout c'est ce qui arrive quand on se suspend par les cheveux. Le fil directeur est parfois un peu perdu. Les numéros défilent et deviennent de plus en plus courts alors qu’ils auraient mérité un développement. On retiendra toutefois le premier numéro certainement un des plus inventifs. Une femme est pendue à son chignon, comme un pantin, tandis que la seconde pose des poids sur une balance afin de soulever la première jusqu’à se mettre elle-même sur la balance. Quand elles font tourner la suspension, un manège se dessine.

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