Pockemon Crew

Autres théâtres

  • Date Du 07 février au 31 mars 2018
  • Théâtre Bobino
  • Chorégraphe Riyad Fghani
  • Création lumière Arnaud Carlet
  • Création musicale Flavien Taulelle et DJ Duke
  • Création visuelle Angélique Paultes
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Ne vous fiez pas au nom de Pockemon Crew. Vous ne verrez aucun personnage coloré et doté de supers pouvoirs. Bobino vous fera plutôt rencontrer un crew qui a déjà été champion de France et du monde de breakdance. Tenez vous prêt pour un spectacle qui mêle danse et réflexion au sujet de l’omniprésence dans nos vies des réseaux sociaux.

L’obscurité gagne doucement la salle pour mieux éclairer la scène. On voit quelques jeunes hommes, assis en train de jouer aux cartes et discuter. L’un d’entre eux joue de la guitare. Puis subtilement les jambes des danseurs commencent à s’agiter. La lumière change et une musique dynamique se fait entendre. C’est parti pour une heure de danse. Les tableaux se succèdent avec presque une grande fluidité. Il y a juste une interruption du chorégraphe, Riyad Fghani, qui nous lit un texte sur l’impact des réseaux sociaux sur les vies et les opinions des gens. Cette thématique est le fils d’Ariane du spectacle.

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L’ingénieuse mise en scène captive le spectateur. On y voit par moment un rideau de perles métalliques que les danseurs s’approprient, des jeux conçus à partir de la lumière des écrans, des projections géantes sur toute la scène… Le tout est agrémenté par une incroyable bande son et un très beau travail de lumière. Sur le plateau se succèdent une dizaine de danseurs, avec chacun sa spécialité. Les corps se dénudent, bougent, s’agitent, s’opposent, se complètent avec une grande dextérité. Toutefois, une chose dérange. Lorsqu’ils dansent ensemble la même partition, il y a toujours un décalage. Un petit détail qui montre que la perfection n’est pas totalement au rendez-vous. Mais est-ce bien important ? Chacun a rempli son contrat pour emmener les spectateurs vers un autre monde. Et le meilleur moment reste la fin, où chaque breakdanseur à la scène pour lui et fait ce qu’il veut. Une partie du public se lève et applaudit en rythme. La bonne humeur s’est répandue. Puis la lumière revient paisiblement sur le public et l’enthousiasme se fait entendre. Tous repartent convaincu d’avoir passé un bon moment, même s’il est un peu trop court.

La danse a encore de beaux jours devant elle car sans cesse on crée, on innove, on surprend le spectateur. La beauté du geste s’accompagne d’une critique sociale. Que demander de plus?

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