White Dog

Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette

  • Date du 30 janvier au 11 février 2018
  • Mise en scène Camille Trouvé assistée de Jonas Coutancier
  • Interprètes Brice Berthoud, Arnaud Biscay, Yvan Bernardet et Tadie Tuené
  • Adaptation Brice Berthoud et Camille Trouvé
  • Marionnettes Camille Trouvé, Amélie Madeline et Emmanuelle Lhermie
  • Scénographie Brice Berthoud assisté de Margot Chamberlin
  • Musique rnaud Biscay et Emmanuel Trouvé
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Petit à petit, la salle du Mouffetard se remplit ne laissant aucun siège vide. Tous sont venus pour pour rencontrer ce fameux Chien Blanc. Ce White dog, adopté par Romain Gary, symbole et témoin d’une révolution sociale au cœur des États-Unis. Un univers de papiers froissés nous emmène au cœur de la lutte pour les droits civiques des afro-américains.

Au début était l’Histoire
Romain Gary, aviateur, militaire, résistant et diplomate, aime prendre sa plume pour dénoncer la médiocrité humaine et insuffler un peu d’espoir dans la société. En 1970, il écrit un récit autobiographique sous le nom de Chien blanc. Dans les années 1967-1968, il vit aux États-Unis, à Beverly Hills avec son épouse, l’actrice américaine Jean Seberg, qui s’implique dans la lutte pour les droits civiques pour les afro-américains. Martin Luther King a été assassiné. La tension monte progressivement dans les rues. Dans sa maison, il se rend compte que le chien qu’il a recueilli, Batka, a été élevé pour chasser les personnes noires. On lui conseille alors d’abattre l’animal car on ne peut changer le conditionnement qu’il a subi. Mais Romain Gary veut croire que l’on peut désapprendre la haine et passer au dessus de la bêtise humaine.

« White Dog », par Les Anges au plafond, résidence Saint-Priest

© VINCENT MUTEAU

Sous les mots, les papiers déchirés
Pour la création 2017, la compagnie Les Anges au Plafond a décidé de donner vie à ce texte de Romain Garry. Un auteur qu’elle avait déjà mis en avant dans le spectacle R.A.G.E. Ce dernier va prendre vie sous les traits d’un personnage en papier, tout comme d’autres. La page blanche prend une dimension plus profonde et surprenante. Elle prend l’apparence d’une page géante qui se découpe, d’une fenêtre qui s’ouvre sur un dresseur, des textes, des chiens… Le tout accompagné par des jeux de lumière habillement orientés. La blancheur prend des couleurs avec l’encre noire d’un récit qui s’écrit et du sang des blessures de l’Histoire.

« White Dog », par Les Anges au plafond

© VINCENT MUTEAU

Camille Trouvé et Brice Berthoud, à la mise en scène, mettent leur talent et leur imagination au service de la puissance d’un récit plein d’espoir. Des marionnettes prennent vie et font totalement corps avec leur manipulateur. Brice Berthoud, Arnaud Biscay, Yvan Bernardet et Tadie Tuené joue et se transforme avec délicatesse, force, dextérité et en musique. Chacun son poste, ses compétences, son savoir-faire. Mais ils partagent tous une passion commune pour incarner leurs personnages réels ou fictifs et faire vivre une aventure incroyable aux spectateurs. La violence des mots souligne la violence des faits et nous interroge.

Une multitude de trouvailles plus malignes et ingénieuses les unes que les autres nous font voyager au cœur de la force des mots et mettent en lumière l’impact de l’espoir.

 

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