PRISON POSSESSION

Maison des Métallos

  • Date du 30 janvier au 4 février
  • De et avec François Cervantes
  • A la suite d'une correspondance avec Erik Ferdinand
  • Assistants Catherine Germain et Xavier Brousse
  • son, lumière et régie générale Xavier Brousse
  • scénographie Harel Luz
  • décors Christian Geschvindermann et Arnaud Obric
  • dispositif lumière Philippe Domengie - Le nomade village
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Après un franc sucés au festival off d’Avignon, Prison possession revient à Paris à la maison des Métallos pour une semaine de représentations.

Tout commence par la rencontre de Francois Cervantes avec des détenus de la Prison du Pontet. L’administration pénitentiaire lui donne carte blanche, il propose de mettre en place une correspondance avec certains détenus.

 

Suite à cette correspondance, François Cervantes nous livre ici un texte émouvant, un témoignage, une histoire empirique qui jongle entre mots tendres et maux de têtes.

 

Un détenu, Erik raconte sa vie à François. Les deux hommes échangent des lettres où ils se livrent à des confidences et c’est au fil des mots que la parole se libère et que des liens se tissent.

 

Une construction narrative qui emmène le spectateur dans les moindres recoins de la prison du pontet. Un récit qui s’étant et glisse dans les mots de Fançois Cervantes comme une bouteille à la mer, un ciel ouvert sur ses sensations et ceux d’Erik Ferdinand (détenu en correspondance). Il y’a là comme une forme de libération par le verbe.

 

Seul en scène, éclairé par une douche de lumière au milieu d’un espace sombre, le protagoniste (François Cervantes) ravive ses souvenirs, enterre ses maux et partage ses questions et réflexions au tour de l’enferment et de l’évasion.

 

La lumière y est sombre, on y voit d’abord un homme debout, conteur de mots, briseur de silences et projeteur d’images. On y voit aussi des spectateurs attentifs à l’histoire, fermants les yeux parfois pour en savourer chaque fil, chaque ruelle du voyage.

 

Un spectacle comme un véritable manifeste à l’évasion poétique. Une douce promenade dans les parloirs de l’inconscient.

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