Ô ma mémoire

Théâtre de Belleville

  • Date Du 22 janvier au 6 février lundi à 19H15 et mardi à 21H15
  • D’après Ô ma mémoire, la poésie ma nécessité de Stéphane Hessel (Editions du Seuil / Editions du Point)
  • Et des textes de Sarah Lecarpentier
  • Adaptation Sarah Lecarpentier et Kevin Keiss
  • Mise en scène Kevin Keiss
  • Avec Sarah Lecarpentier et Simon Barzilay (piano)
  • Administration Magalie Thévenon, Donatella Dubourg et Elodie Sawicz
  • Technique Mikaël Kandelman et Sébastien Simon
Capture d’écran 2018-01-26 à 15.07.48

Vous avez sûrement entendu parlé du manifeste « Indignez-vous » qui était, il y a quelques années de cela, placé sur le promontoire des librairies parisiennes. On connaissait Stéphane Hessel, diplomate et résistant français, mais qu’en est-il du poète ?
Sarah Lecarpentier nous fait part des anecdotes de ce monsieur qui a traversé le siècle dernier. Depuis son enfance, ses brillantes études, la guerre de 40 jusqu’aux conversations existentielles avec sa petite fille, la comédienne nous raconte comment son grand-père a vécu en poésie.
On trinque au cidre dans une ambiance conviviale et les photos de la famille Hessel passent de mains en mains, de spectateur en spectateur.


On invoque les fantômes du passé, à travers ce voyage prosodique : les parents de Stéphane, bien sûr, mais surtout ses maîtres à penser, ceux qui l’ont préparés à comprendre la vie, à l’aimer, à délecter les langues, embrasser un vers et à considérer la mort comme un vieil ami.
Guillaume Apollinaire, Allan Poe, Victor Hugo, tous furent ses compagnons d’armes avec lesquels il s’est confronté au monde. La poésie, c’est la fleur au fusil qui « touche au cœur à travers l’oreille ». Se réchauffer une heure à la lumière d’un poème, s’échapper un instant à la misère de la réalité, le temps d’aller récupérer son colis insignifiant à la poste, voilà ce que Stéphane Hessel, ce grand enfant de 88 ans, aimait.

Sarah Lecarpentier a tenu à nous transmettre la rareté de cet art de vie que d’ « être en poésie ». Comme à la maison, minimaliste par la scénographie, la comédienne dans un jeu bienveillant et chaleureux retrace la vie de son grand-père à travers les poèmes qu’il appréciait par dessus tout. Poèmes chantés, contés et vécus dans leurs langues maternelles, accompagnés d’un ragtime ou des compositions jazz de Simon Barzilay, vous ne serez pas déçus de vous évader un soir de début de semaine au Théâtre de Belleville.

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