Parade nuptiale en Turakie

Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette

  • Date du 8 au 26 novembre 2017
  • Conception et interprétation Michel Laubu
  • Mise en scène Emili Hufnagel
  • Dramaturgie Olivia Burton
  • Construction, accessoires et marionnettes Michel Laubu et Géraldine Bonneton
turakie

Trouver l’amour, voilà bien une chose bien difficile. En Turakie, si on ne trouve pas son bonheur dans son entourage, on passe par une agence de rencontres. Résultat garantie. Vous en voulez la preuve ?

La Turakie est réputée pour ces rites amoureux pittoresques. La belle et séduisante Turakienne cherche quelqu’un pour passer des moments heureux. Les prétendants se bousculent devant le portillon. L’attachement ne se fait pas tout de suite, il faut pour cela se séduire. Un jeune homme arrivera-t-il à décrocher son cœur ?

Des parades nuptiales à la hauteur de l’espoir de l’amour
Michel Laubu ne voyage jamais sans sa valise à imagination. Depuis la création de sa compagnie Turak Théâtre d’Objets en 1985, il crée des univers pleins de poésie et d’humour. Les objets prennent vie avec une certaine douceur et beaucoup d’humour. D’ailleurs, le regard ne se pose plus sur l’homme manipulant des objets ou marionnettes mais sur un personnage qui interagit avec d’autres personnages. L’amour est une belle source d’inspiration et dans l’univers magique de Turak cela a un sens encore plus particulier.

L’artiste s’inspire des parades nuptiales du monde animal et humain pour raconter l’histoire d’une femme en quête d’une moitié. Les hommes vont se succéder et doucement le décor va se modifier. La petite table va se transformer en table de banquet pour fêter un heureux évènement avec des invités haut en couleurs. Les rituels de rencontre et de fuite se succèdent avec toujours un grain de folie. N’en n’avons-nous tous pas un qui est plus ou moins cultivé ? Mais là, il est exploité au maximum pour vous emmener dans un voyage étonnant.

Une mise en scène qui vous emmènera en Turakie
Ne cherchez pas la Turakie sur une carte, ce pays n’existe pas. Et pourtant, il se trouve en chacun de nous. C’est la part d’imagination qui sommeille plus ou moins. La partie chez le facétieux Michel Laubu doit être assez importante lorsqu’on voit la richesse de la mise en scène. On ne se surprend pas de rencontrer un dromadaire avec une tête de robinet ou qu’un fer à repasser tombe amoureux d’une cafetière. Le créateur redonne une nouvelle vie à ces vieux objets cabossés, maltraités, oubliés… Ils prennent un nouveau souffle entre ces mains. Rien n’a de limite.

Les personnages jouissent d’une très grande richesse dans leur apparence. Un visage sur une main et nous avons un personnage tout comme des boîtes qui deviennent des vieux pervers ou une mamie coincée. Chaque chose que le comédien touche se met à prendre vie. Il sort des choses de ces poches, d’un panier, il retourne sa veste, introduit une caméra… Notre âme d’enfant ressort pour rire simplement des jeux de mots ou de ces improbables personnages. Rien n’est interdit tant que la magie opère, aussi bien auprès des grands que des petits. En plus, on nous sert une partie du récit sur une musique entrainante du « Lamento delle Ninfa » de Monteverdi. Que demandez de plus ?

Le conteur-manipulateur nous a pris par les sentiments pendant une heure pour nous emporter dans un voyage dépaysant. N’hésitez plus à aller faire un voyage en Turkanie. Vous vous en souviendrez longtemps de votre séjour.

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