Lulu

Théâtre 71 Scène Nationale Malakoff

  • Date du 10 au 19 janvier 2018
  • Auteur Frank Wedekind
  • Mise en scène et scénographie Paul Desveaux
  • Assistante à la mise en scène Amaya Lainez
  • Interprètes Antoine Berry-Roger (Alwa), Serge Biavan (Schön), Ninon Brétécher (La comtesse Geschwitz), Fabrice Cals (Schwartz), Anne Cressent (Lulu), Daniel Delabesse (Schigolch), Andréas Goupil (Hugenberg, Escherich), Thomas Harel (Le Prince Escerny, Casti-Piani), Jonas Leclere (Rodrigo l’acrobate), Alain Payen (Le Docteur Göll, Jack l’éventreur), Baptiste Roussillon (le clown) et les musiciens Michaël Felberbaum guitare, David Grébil batterie, percussions, Vincent Lafont synthé, claviers
  • Musique Vincent Artaud
lulu

Femme fatale, maîtresse, tentatrice, femme-objet, Lulu ne laisse aucun homme insensible. Chacun veut se l’approprier au moins pour une nuit. Mais une fois qu’il a été dans ses filets, peut-il s’en sortir indemne? 

Mesdames et Messieurs, veuillez vous approchez,« entrer dans la ménagerie », le spectacle va commencer Les animaux les plus sauvages vont venir sur scène. N’ayez crainte, ils ne vous feront aucun mal. Prenez place et profitez du spectacle. Venez « voir d’un ardent plaisir et d’un effroi glacial la créature sans âme domptée par le génie humain ».

A l’origine était un texte
Un Monsieur Loyal vient sur le bord de la scène pour parler de son spectacle. Vous ne saviez pas ce que vous veniez voir? Vous allez surpris car les animaux sauvages vont prendre aspect humain. Le personnage central est une femme, un être insaisissable : Lulu. Une héroïne qui a pris naissance sous la plume de Frank Wedekind (1860-1918) en 1894 pour dénoncer l’hypocrisie sexuelle de la société allemande. La censure a fait rage, obligeant l’auteur a proposé une nouvelle version, qui sera définitive en 1913. Le texte plaît puisque Patrice Chéreau, Robert Wilson ou Stéphane Braunschweig l’ont mis en scène. C’est au tour de Paul Desveaux de relever ce défi. Il choisit une mise en scène, simple et ingénieuse. Quelques éléments de décors qui se transforment au besoin. Des jeux de lumière discrets qui soulignent avec délicatesse le nécessaire.

Entrez dans l’arène
Paul Desveaux décide d’implanter l’histoire dans une ambiance de cirque itinérant traditionnel. Il va remettre en cause certaines certitudes. Derrière les belles femmes, les prostituées se cachent parfois des blessures qui peuvent conduire au désarroi et au déclin. Dix interprètes, dix pantins, trois musiciens, un acrobate et un tigre vont nous guider dans cette histoire au combien étrange dans une ambiance un peu oppressante. Les tableaux se suivent comme des numéros de cirque qui se succèdent. Les hommes montrent leur perdition dans leurs sentiments, leurs ressentis où une folie transpire. Les époux de Lulu meurent les uns après les autres. Elle est séductrice et cruelle. Une seule fin pour elle se propose. Enfin, elle pourra devenir une femme libre et sans souffrance.

La liberté a un prix pour une femme d’autant plus quand elle cumule les blessures. Etes-vous prêt à les découvrir pendant plus de 3h00?

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