Trust | Le Souffleur

Trust

Théâtre de la Cité Internationale

  • Date du 8 au 22 décembre 2017
  • Mise en scène Maëlle Dequiedt
  • Dramaturgie Simon Hatab
  • Scénographie Heidi Folliet
  • Costumes Solène Fourt
  • Lumières / vidéo Auréliane Pazzaglia
  • Son / régie générale Jori Desq
  • Interprétes Youssouf Abi-Ayad, Quentin Barbosa, Pauline Haudepin, Mathilde Mennetrier, Romain Pageard, Maud Pougeoise
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Quel rapport la jeune génération a-t-elle à l’argent et au monde capitaliste ? Falk Richter a essayé d’apporter des réponses dans son texte Trust. Maëlle Dequiedt et la compagnie Phénoména vont s’inspirer du texte pour nous raconter une toute autre histoire dans un karaoké identitaire panoramique.

Au bord de la crise
La société est au bord du gouffre. L’argent tient le monde et pousse les gens vers des abîmes inconnus. Falk Richter écrit Trust dans le contexte de la crise financière de 2007. Il met des êtres perdus dans un monde où les solitudes se rencontrent pour mieux être seules. Ils sont dans une quête de sens de leur vie, dans une quête de soi, dans une recherche d’épanouissement par l’argent… Mais de cela, que peut-il émerger ? Il en sort une question : La résistance est-elle possible et si oui, comment ?

Notre monde est-il si différent de celui de 2007 ? Nous avons changé de politique un peu partout, cependant cela change-t-il si fondamentalement le système ? Les doutes et les interrogations autour du monde de la finance, qui impactent notre société, sont-ils toujours aussi forts? La question sur la résistance se pose encore et toujours.

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«Dans une situation où les hommes sont surmenés, sans cesse incités à produire, à s’inventer et à se vendre, tout d’un coup la seule valeur dans laquelle on a encore confiance, l’argent, s’effondre.»

Un collectif qui part en live
Maëlle Dequiedt place la compagnie Phénoména au cœur d’une mise en scène très personnelle. Ensemble, il se saisissent librement du texte pour le plonger dans une actualité plus proche de nous. Le collectif formé de six jeunes comédiens issus de l’école du Théâtre national de Strasbourg donnent du relief à des personnages en égarement. Ils jouent, ils dansent, ils bougent, ils chantent, ils crient, ils dépriment dans des fragments de vie qui se percutent. Ils sont les représentants de leur génération et dans les différences. Certains veulent vivre de leur art sans avoir de pécule et d’autres ne savent que faire de leur argent et n’ont pas de but.

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Les histoires deviennent troubles car les interprètes prêtent leurs noms aux personnages tout comme leurs mots dans les improvisations. A cela s’opposent les discours vidés de sens de Donald Trump ou d’Emmanuel Macron, présentés sous forme de karaoké. La musique est omniprésente. D’ailleurs, le spectacle va finir en apothéose sur une musique techno où tous vont danser dans une ambiance bleu électrique. Une rage de vie et de vivre que les comédiens portent avec fougue et passion même si parfois on ne sait pas très bien où cela va nous mener.

Un spectacle où la folie n’est jamais très loin surtout lorsqu’on part en quête de réponse sur son identité sur fond de catastrophe économique.

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