Brèves d’avignon #1 – Jaz

Autres théâtres

  • Date du 7 au 30 juillet à 19h à la Chapelle du Verbe Incarné
  • auteur Koffi Kwahulé
  • metteur en scène Alexandre Zeff
  • comédienne Ludmilla Dabo
  • scénographie et création lumières Benjamin Gabrié
  • guitare Frank Perrolle
  • basse Gilles Normand
  • batterie Louis Jeffroy
  • saxophone Arthur Des Ligneris
  • création sonore Antoine Cadou
18446503_10155343195154494_4230682064305669648_n

À ne surtout pas manquer !!!
Jaz de Koffi Kwahulé à La Chapelle du verbe incarné à 19h

Un spectacle magnifique, poignant et fort.
Un texte dénonçant le viol. Une langue rythmée.

Ludmilla Dabo est incroyable. La mise en scène d’Alexandre Zeff est un coup de poing qui fait du bien. La musique de Mister Jazz Band est un tonnerre. La scénographie et les lumières de Benjamin Gabrié sont à couper le souffle.

Une énergie théâtrale puissante au service d’un texte radical.

Courrez-y !!!!!

Sur scène : un dispositif mouvant et lumineux qui fait tantôt office de mur, tantôt office de cage, qui n’est pas sans nous rappeler le premier volet (Big Shoot de Koffi Kwahulé) de ce qui deviendra une trilogie d’Alexandre Zeff, une comédienne et quatre musiciens du Mister Jazz band.

La comédienne également chanteuse n’est pas « ici pour parler d’elle mais de Jaz » qui a été violée dans les latrines d’un quartier populaire. Elle déroule son histoire avec force, pudeur et justesse. Elle raconte comment l’homme « au regard de jésus christ » l’a poussée un couteau à la main dans les latrines, l’a menacée, l’a forcée. Comment également il l’a culpabilisée ensuite lui disant qu’elle avait obtempéré…

La voix de Jean-Baptiste Anoumon est formidable, la comédienne qui joue sur la voix off se transforme littéralement pour camper le visage effrayant de cet homme.

Elle raconte tantôt avec violence, tantôt avec pudeur jusqu’au matin où elle prend une arme et tire sur son violeur. Elle raconte jusqu’à l’exorcisme cette douleur ineffable. Cette douleur qui est la sienne. Car Jaz c’était bien elle.

Les lumières de Benjamin Gabrié et la mise en scène d’Alexandre Zeff rendent chaque image percutante.

 

Tout fonctionne dans cette proposition. La mise en scène, le jeu, la scénographie, les lumières, la musique, le texte, tout semble s’être rencontré pour ne former qu’un.

 

C’est une pièce coup de poing, la mise en scène est talentueuse avec justesse et précision, l’interprétation est d’une telle puissance que la pièce  ne peut pas laisser indifférent.

 

Un vrai vrai coup de cœur !

Florent Barbera et Catherine-Elishéva Decastel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *