Maintenant que nous sommes debout

Théâtre de Belleville

  • Date Du 2 au 13 novembre
  • Conception, écriture et interprétation Vanessa Bettane et Séphora Haymann
  • Dramaturgie Stéphane Schoukroun, Vanessa Bettane et Séphora Haymann
  • Collaboration artistique Valérie Thomas
  • Création lumières Laurent Bénard
  • Mise en scène images et création vidéo Véronique Caye
  • Création musique AVC et sons Notoiof et Pregdan Mirier
  • Pièce sonore et musique Dominique Petitgand, L'amorce des consignes, 1997
  • Production Compagnie Mare Nostrum
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La mère de Séphora a quittée le Maroc à 13 ans avec ses six frères et sœurs, une nuit, en laissant tout derrière elle, sa maison, ses affaires, ses meubles, ses habitudes.

Le père de Vanessa est né en Algérie, il vivait à Marina, à la frontière Marocaine en famille : cousins, cousines, oncles, tantes, grands parents… Ensemble.

 

Deux femmes en recherche d’imaginaires, de mémoires, de contes, de silences et de mots. Deux artistes qui se racontent sur scène en incarnant des personnages issus de leur cercle familial.

C’est un voyage dans le temps et l’espace que nous offrent les jeunes femmes en gardant un pied au sol, celui du théâtre de Belleville.

 

C’est avec une immense énergie communicative et un grand sens de la dérision que l’alchimie opère. L’imaginaire fuse et nous fait parvenir une esthétique et un propos juste et maîtrisé.

 

 

Comment mobiliser un imaginaire Maintenant que nous sommes debout, ancrés dans le sol ?

L’imaginaire partira ici de la terre, des interrogations, des doutes, des inspirations et des expirations. Un souffle qui rencontre des mots. Des mots qui rencontrent un silence, celui du vide, du non-dit, des repas de familles, celui des questions aussi.

 

Qui suis-je ? Où vais-je ? Voici enfin venu le temps du « jeu ». Oui du « jeu », celui d’incarner ses parents et grands-parents sur scène. Celui de s’amuser à rendre visibles des personnages familiers et touchants. Celui de se dire sur scène sans tomber dans l’auto-psychanalyse, dans le « Angelica Liddell ». Celui de se jouer sans jouir de son « je ».

 

Ce qui à la fois déroutant par moments et foutrement intelligent dans ce spectacle c’est le fait de rendre visible le cheminement d’une recherche, d’une écriture, d’une création. Tout au long du spectacle, nous assistons à une construction, un chantier dont nous voyons le terrassement, les murs, les fenêtres, les portes, les peintures et les couleurs.

 

La pièce commence par une adresse directe au public expliquant la genèse de la chose que l’on va voir. Une mini-conférence théâtrale qui pose une question simple : Qu’est qu’on fout là ?

 

Ainsi le spectateur ne rentre pas dans cette pièce comme un voyeur mais comme une sorte de « voyant averti ». Et cela change toute notre perception car nous sommes conscients et concernés par leurs histoires, leurs doutes et leurs imaginaires. Nous entrons dans la pièce, dans cette illusion collective comme elles entrent dans leurs personnages et nous les suivons.

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1 Commentaire

  1. BRUNO CHARTIER - 08/11/2016

    s’adonne en vie