La folle histoire de France

Autres théâtres

  • Date Les lundis à 21h15 et les mardis à 20h
  • Théâtre Alambic comédie
  • Compagnie Terrence & Malik
  • Une comédie de et avec Farhat Kerkeny et Nicolas Pierre
  • Mise en scène Eric Moyer
la folle histoire de france terrence-et-malik

Lorsqu’on entre dans la salle de l’Alambic comédie, Terrence est déjà débout sur scène en train d’interagir avec le public. Avec pupitre, tableau noir et carte de France accrochée en coin, c’est bien dans une classe que l’on se trouve, où Terrence est le prof et le public, composé de nombreux enfants, devient un authentique parterre d’élèves. Terrence a donc démarré son cours d’histoire quand déboule Malik, l’élève Peter Pan qui a refusé de grandir et qui complète le duo avec gouaille et une douce impertinence.

 

Une fois le cadre planté — avec Malik l’élève et Terrence l’érudit pion qui l’aide à réviser son contrôle d’histoire — ce duo de comédiens met en route une comédie ficelée avec les meilleurs ingrédients du stand up, procédant par associations d’idées et dans une apparente improvisation dont le public est à la fois le complice et partie prenante. Car le fil conducteur du spectacle est bien cette fameuse histoire de France, racontée avec beaucoup d’humour par un Terrence d’abord sérieux et sobre mais bien obligé d’entrer dans l’imaginaire d’ado de Malik, et donc d’enseigner de façon extrêmement amusante. Et ça marche ! La formule fonctionne avec des comédiens qui connaissent parfaitement leur sujet dans un spectacle qui se joue depuis plus d’un an et un public venu par le bouche à oreille. Les familles venues avec leurs bambins pendant les vacances scolaires font une sortie théâtrale-révision alliant l’utile à l’agréable dans l’esprit des parents, piège que Terrence ne manque pas de faire remarquer aux enfants avec humour…

 

Le duo jongle ainsi entre les dates, les rois de France, et les morceaux de bravoure, telle la bataille de Marignan ou le destin du régicide Ravaillac, mais aussi les passages en creux, avec l’imaginaire du monde scolaire toujours présent. Avec un jeu très énergique, des imitations exagérées et autant de grimaces, ils prennent des risques et frôlent le “bide” si redouté en comédie, mais le public y trouve son compte et le leur rend bien. On découvre même dans le public des féru d’histoire qui n’hésitent pas à donner leur avis, voire à se tromper sur tel événement en croyant avoir la bonne réponse, comme dans une salle de classe en somme, et pour le plus grand bonheur des comédiens, qui inventent un cours d’histoire désopilant.

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